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  • ÉDITION SPÉCIALE – Un été en pente abrupte, des lendemains en clair-obscur
    30 juillet 2026
    Localtis interrompt ses éditions quotidiennes jusqu'à fin août. En vous proposant entre-temps comme à l'accoutumée une série d'articles récapitulatifs et de dossiers thématiques d'actualité. En cette mi-été, l'actualité immédiate était évidemment surtout marquée par les incendies et les épisodes caniculaires. De quoi infléchir pas mal de politiques publiques, notamment au niveau local ? Et imprégner les débats budgétaires et institutionnels de l'automne ?
  • DOSSIER - Vagues de chaleur, sécheresse, incendies : 2026, l'été de toutes les crises
    30 juillet 2026
    Les conséquences du réchauffement climatique se sont rarement autant manifestées que ces derniers mois, avec leur lot d'événements extrêmes s'enchaînant à une vitesse inédite. Fin juillet, la France en était déjà à son 4e épisode caniculaire depuis le mois de mai. Le précédent, qui avait débuté le 4 juillet et s'était terminé le 19, a été le troisième plus long jamais mesuré dans le pays. Il a été cependant moins intense que celui qui s'est déroulé du 17 au 30 juin, avec sa litanie de records de chaleur battus. Qui dit canicule dit sécheresse. Mi-juillet, la quasi-intégralité des sols (96,5%) étaient secs en France métropolitaine, un record à cette période de l'année. Au 30 juillet, 99 départements étaient concernés par une mise sous surveillance pouvant faire l'objet de restrictions à l'usage de l'eau, dont 62 considérés comme en "crise". Cette sécheresse sévère, qui traduit non seulement un manque de précipitations et d'humidité des sols, mais aussi une dégradation de la végétation, facilite la survenue de feux de forêt. Au total, depuis le début de la saison, 14.131 feux ont été enregistrés et 117.000 hectares ont été brûlés, a annoncé le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, ce 30 juillet. Certains de ces incendies comme celui qui a débuté en Gironde le 22 juillet ont été d'une intensité rare. Avec 42.000 hectares brûlés en une semaine, il a été le plus dévastateur en France depuis 1949. Il a entraîné l'évacuation de 220.000 personnes et nécessité la mobilisation inédite de 3.300 pompiers, avec des renforts venus de toute la France et de l'étranger, 1.500 militaires, 1.400 forces de sécurité intérieure, 24 moyens aériens - Canadair, Dash, Air Tractor, hélicoptères – mais aussi, pour la première fois, l'avion de transport militaire A400M, employé pour des largages de produit retardant.Face aux incendies à répétition et aux épisodes de canicule, le Premier ministre Sébastien Lecornu  a demandé ce 29 juillet à la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, de lui présenter d'ici "début octobre" des "mesures concrètes", en notant dans sa lettre de mission que  la France "doit accélérer sa préparation à des conditions climatiques plus dures" (voir notre article).

Rapports et études du Conseil d'Etat

Hermès, la revue