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Juger sous pression : “raisons d’État” et logiques constitutives de la justice antiterroriste en France dans les années 1980 : le laboratoire du procès Abdallah (1984-1987). Intervention de Bruno Domingo
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Juger sous pression : “raisons d’État” et logiques constitutives de la justice antiterroriste en France dans les années 1980 : le laboratoire du procès Abdallah (1984-1987). Intervention de Bruno Domingo
le 12 mai 2026
12 et 13 mai 2026
Campus du Mirail - Maison de la recherche, salle F422-23
Intervention de Bruno Domingo lors des journées d’étude "Justice et pouvoir : comment maintenir l’indépendance ?" organisées dans le cadre du projet DIAT du LabEx SMS
Juger sous pression : “raisons d’État” et logiques constitutives de la justice antiterroriste en France dans les années 1980 : le laboratoire du procès Abdallah (1984-1987)
Cette communication interroge l’indépendance de la justice, de ses processus et de ses différents acteurs (magistrats du siège et du parquet, avocats, parties civiles, accusés, etc.) dans la lutte contre le terrorisme en France, en revenant sur le tournant des années 1980, marqué par une intensification d’attentats sur le territoire national. L’hypothèse directrice de cette communication est que le travail judiciaire, au cours de cette période, ne se réduit alors à un processus de jugement ordinaire. Elle est centrée sur l’idée à la fois d’une intensification du jeu stratégique des différents acteurs pour plier la logique judiciaire à leurs intérêts respectifs, souvent par le déploiement de tactiques hétéronomes à cette dernière. Pour traiter empiriquement ce problème, la communication prend pour étude de cas l’Affaire Georges Ibrahim Abdallah, chef des FARL selon l’accusation, arrêté en 1984 et d’abord condamné en 1986 pour détention d’armes et de faux documents, avant d’être jugé en 1987 et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour complicité dans des assassinats de diplomates commis en 1982.