Activités
Une guerre des écrans. Nicolas Peyre
Une guerre des écrans. Nicolas Peyre
le 12 juin 2026
Résumé
En France, le général Mandon succède en juillet 2025 au général Burkhard au poste de chef d’état-major des armées françaises (Cema). Les prises decparole de ces chefs de la Grande muette sont de la même tonalité : préparons-nous au pire, préparons-nous à la guerre. Le Cema n’est pas muet. Dans le cadre du projet de loi de finances 2026, le général Mandon explique par exemple devant la Commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale, après avoir clairement ciblé la Russie : « Le premier objectif que j’ai donné aux armées, c’est de se tenir prêtes à un choc dans trois, quatre ans. » Lors du congrès annuel des maires de France, il affirme le 18 novembre 2025 que le pays doit « accepter de perdre ses enfants » en référence aux militaires. Le président de la République Emmanuel Macron annonce, le 27 novembre 2025, le retour d’un service militaire sur la base du volontariat. Ce ne sont que quelques éléments de la communication actuelle de l’exécutif français. Mais avant d’en arriver peut-être au pire sur terre, sur mer (et sous la mer), dans les airs et dans l’espace, la guerre est déjà présente dans le secteur informationnel. Le président de la République le dit clairement aux Armées le 13 juillet 2025 au motif notamment de la mise en cause de la « liberté de notre modèle démocratique et politique, objet de tentatives de manipulation par des États étrangers, notamment sur les réseaux sociaux et cibles de forces obscurantistes». Quelle est donc la nature du champ de bataille en 2025 ?